Nos restaurants 1 étoile ou pas, préférés à Paris

Dans la ville des lumières, 95 restaurants starifiés par le Guide Michelin règnent au firmament de la cuisine parisienne. En partenariat avec la rédaction de Yonder.fr, voici 7 lieux, dotés d’une étoile ou non, qui nous ont simplement épaté.


L’ARÔME PARIS 

C’est un p’tit gars venu de Sologne, fils de charcutier traiteur. « Je suis tombé dans la cuisine tout gamin » aime-t-il à dire. Et de cuisine il s’agit bien. Un parcours auprès de plus grands chefs, puis le restaurant de l’hôtel Georges V, le Royal Monceau et Thomas Boullault obtient sa première étoile à 28 ans dans son premier restaurant de Paris : l’Arôme. Ici la qualité du produit prévaut.

Il applique cette philosophie sélective tant aux poissons et fruits de mer qu’aux viandes rigoureusement sélectionnées. Une excellence suivie tout au long du processus culinaire du chef de l’Arôme. Le filet de bar aux morilles est remarquable, le quasi de veau doré au sautoir à faire rêver, sans compter les indémodables tourteau entièrement décortiqué dont la recette varie au fil des saisons (avocat, gelée de piment et riz koshi…) ou encore les saint jacques, vieille mimolette et truffe blanche d’Alba en hiver. Un immense coup de cœur en cuisine, soutenu par une carte des vins en perpétuelle évolution.

On adore ? Outre la finesse de la cuisine, la bonne humeur de Thomas Boullault, dernier aubergiste parisien toujours au contact de ses clients. Ici on cultive avec talent l’excellence de la chair, tout autant que l’amitié.

  • L’Arome
  • 3 rue Saint Philippe du Roule
  • 75008 PARIS


LA TABLE DU SAINT JAMES DE GREGORY GARIMBAY

On ne présente plus le Saint-James, magnifique hôtel particulier et hôtel 5 étoiles, tout autant club « so british », qu’adresse où séjourner au cœur du XVIème arrondissement. Membre de Relais & Châteaux depuis 2011, l’établissement s’enorgueillit d’un restaurant étoilé à Paris, le Bellefeuille, dont Gregory Garimbay vient de reprendre talentueusement les rênes.

Passé par le Fourneau d’Alain à Pont-à-Mousson, ayant travaillé auprès de Ducasse avant de rencontrer son mentor Christophe Saintagne, le jeune chef ne manque pas de personnalité. Minéral végétal et iode marquent l’assiette. La langoustine, caviar Kristal, fleurs et herbes titille le palais, le ris de veau, moutarde et poireau l’épate, le chocolat aux pignons de pin finit joliment la bouche.

On adore ? Le cadre aristocratique de moulures et boiseries, cheminée d’époque et marbre bicolore en un jardin charmant, écrin de verdure si délicat au cœur de Paris.

  • Saint James Paris
  • 5 Pl. du Chancelier Adenauer
  • 75116 Paris


L’ESPADON AU RITZ

Si Le Ritz m’était conté, il aurait tant d’histoires à raconter. L’hôtel de luxe mythique vit en effet passer les plus fines gueules de ce monde. 125 ans après Auguste Escoffier, « Le cuisinier des rois, et le roi des cuisiniers », Eugénie Béziat a relevé le défi de cet héritage qui participa à la renommée de Paris en tant que capitale mondiale du luxe et de la gastronomie, et bien lui en a pris. En ce mois de mars 2024, Le Michelin vient de lui accorder sa première étoile en tant que cheffe de l’Espadon.

Baignée d’influences africaines, de touches italiennes tant qu’espagnoles, sa cuisine se décline en une finesse délicate, imagée. La poule de Houdan contisée aux agrumes laisse pantois et le homard titillé au barbecue à la joie.

On adore ? L’Espadon a retrouvé son cadre d’origine dans le salon César Ritz. Trente couverts uniquement sous le plafonnier aux écailles de cristal décoré à la feuille d’or.

  • Ritz Paris
  • 15 Pl. Vendôme
  • 75001 Paris


LE BAUDELAIRE, TABLE DE L’HÔTEL BURGUNDY

L’hôtel est arty et branché. Est-ce dû au fait que l’on y retrouva trace de l’auteur des Fleurs du Mal que le restaurant s’appelle le Baudelaire ? Nul ne le sait. Pour autant, la table mérite définitivement le détour. Un chic parisien tout en douceur sert la cuisine d’Anthony Denon. Une cour intérieure, un jardin d’hiver et des tables de laque noir où virevoltent des assiettes prônant le végétal. Artichaut étuvé, condiment au café et pignons de pin, betterave et chou d’Herblay, pintade au lait sauce à la royale… Une table inventive et curieuse, responsable et gourmande.

On adore ? Comment les incontournables de la cuisine française continuent à évoluer en une gastronomie saine tout autant que contemporaine.

  • Le Baudelaire
  • 6-8 Rue Duphot
  • 75001 Paris


L’AUBE 

Il a eu beau remporter la sixième édition du championnat du monde du Lièvre à la Royale, Thibault Nizard qui dirige aux destinées de l’Aube, rue de Richelieu, a plus d’une corde à son arc. Le saucier de formation, passé chez bon nombre des maîtres de la cuisine hexagonale virevolte entre terre et mer, fait indéniablement partie du renouveau de la gastronomie française.

L’huitre de Prat-Ar-Coum accompagnée d’un Pessac-Léognan blanc relève d’un voyage sans retour, le navarin de homard tout simplement de l’art. Thibault Nizard se joue de ses fourneaux tandis que son épouse Elinor veille à la chorégraphie du service et l’on se régale.

On adore ? Ici, le personnel a droit à des week-end entiers. Phénomène rare dans le métier. Et cela se sent. Le personnel tant que le client, semble heureux du moment partagé.

  • L’aube
  • 10 Rue de Richelieu
  • 75001 Paris

TOM MEYER

On ne cesse de parler de Tom Meyer. Le jeune chef franc-comtois passé chez Anne-Sophie Pic et à La Chèvre d’Or, excusez du peu, dirige la cuisine de Granite, restaurant étoilé du 1er arrondissement. Les produits viennent d’ici, de pas loin. Tom Meyer a opté pour une cuisine à base d’associations de saveurs audacieuses, résolument modernes.

Émotions et créativité sont le moteur d’une assiette aussi étonnante que plébiscitée. La carte évolue d’un tiers toutes les trois semaines. Le pigeon de Pornic demeure cependant incontournable, l’aile de raie on ne peut plus recommandable, voire indispensable, et l’on aimerait faire ami ami avec le Chef pâtissier.

On adore ? L’innovation constante et une cave remarquable !!!

  • Granite
  • 6 Rue Bailleul
  • 75001 Paris