Paris by bars Qu’il soit festif, cosy ou cossu, le bar d’hôtel est accommodé à toutes les sauces. Que l’on cherche la tranquillité, la frime ou l’élégance, on trouve forcément son bonheur. Voici nos préférés… »
« A chaque hôtel de luxe son bar. D’un endroit à l’autre, l’ambiance diffère, la clientèle varie. Dans certains, on vient pour voir et se faire voir. Dans d’autres, pour faire la fête ou goûter un monument d’intimité. Il n’est pas rare d’y croiser des huiles de la politique, des capitaines d’industrie ou des stars du show-biz. Dans tous les cas, la figure du barman est prédominante. C’est lui qui définit le style de l’établissement. Le bar est à son image. Ou plutôt l’inverse. Agréable et prévenant, il se doit de mettre à l’aise et satisfaire le client. Chez lui, le sens du contact prime. Derrière le comptoir, il observe, écoute, échange, va même jusqu’à réaliser des cocktails sur mesure. Bien souvent, entre lui et les habitués, se noue une relation de complicité. Les langues se délient, la conversation roule, une familiarité s’installe. Le barman est le témoin d’un Paris qui vit, sort et s’amuse. Mais son entregent n’a d’égal que sa discrétion. Sa règle d’or : tout voir, tout entendre, ne rien divulguer. »
« Le 228 du Meurice offre une parenthèse élégante. William Oliveri, le barman, y office depuis 30 ans. Cet Italien volubile est reconnu par ses pairs comme l’un des meilleurs. Il se plie en quatre pour devancer le désir de ses hôtes. Et met un point d’honneur à sélectionner des produits de qualité et des alcools de haut vol pour concevoir ses cocktails. Sa grande fierté ? Le Bellini, cocktail phare de Venise, à base de pêches de vigne et de champagne classé. Certains élixirs portent le nom d’habitués célèbres : Gala & Dali, King Alfonso (pour Jean-Claude de Castelbajac). Avec une pointe de jubilation dans la voix, M. Oliveri loue son bar comme le plus glamour de Paris. Les jolies femmes s’assoient sur les sièges aux appuis col de cygne et scrutent les fresques monumentales de Lavalley, représentant des scènes champêtres à Fontainebleau. Chaque jour, de 19h à minuit, un contrebassiste et un pianiste assurent l’ambiance. A midi, le 228 est réputé pour son club-sandwich confectionné par la brigade du chef Yannick Alléno.